Il y a quelque chose que les thérapeutes voient souvent, et que peu de gens connaissent. Derrière l’anxiété chronique, les ruminations, les scénarios catastrophes, ce cerveau qui ne s’arrête jamais, il y a très souvent une colère qui n’a pas trouvé de sortie.

Ce n’est pas systématique. Mais c’est suffisamment fréquent pour que ça mérite qu’on s’y arrête.

Laisse cette idée s’installer un moment pendant que tu lis. Pas besoin d’y croire tout de suite — juste la laisser faire son chemin.

  • Comment l’anxiété et la colère sont liées

En apparence, ce sont deux émotions opposées. L’anxiété se contracte, se referme, anticipe. La colère, en revanche, s’élance, s’exprime, s’impose.

Elles ont pourtant une racine commune : la perception d’une menace, d’un danger, d’une situation qui nous échappe. Ce qui change, c’est uniquement la direction que prend l’énergie.

Quand la colère peut s’exprimer de façon saine et directe, elle remplit sa fonction : elle signale la menace, mobilise les ressources et passe.

En revanche, quand elle ne peut pas s’exprimer — parce qu’on a appris que c’était dangereux, interdit ou honteux — cette énergie se retourne vers l’intérieur. Elle se transforme alors en inquiétude, en rumination, en vigilance excessive. En ce cerveau hyperactif qui scrute l’horizon à la recherche du prochain problème.

  • La colère qu’on n’a pas le droit d’avoir

Certains contextes rendent l’expression de la colère particulièrement difficile. Par exemple, elle devient compliquée face à quelqu’un qu’on aime et qu’on ne veut pas blesser. Elle l’est tout autant devant une situation qu’on ne peut pas changer, une injustice que personne autour de soi ne reconnaît, ou encore une perte, un deuil, une rupture où la colère semble “déplacée” ou “indécente”.

Dans ces situations, la colère ne disparaît pas pour autant. Elle se comprime. Et le système nerveux, lui, reste en état d’alerte chronique sans que le danger ne soit jamais vraiment résolu. C’est précisément cet état d’alerte persistant qu’on appelle anxiété.

En lisant ces mots, tu commences peut-être à reconnaître quelque chose : une colère ancienne, une injustice jamais nommée, quelque chose qui n’a jamais eu le droit d’exister vraiment.

  • Ce que l’hypnose permet de faire que l’anxiété seule ne permet pas

Travailler uniquement sur l’anxiété — apprendre à respirer, à calmer le mental, à gérer les pensées — peut apporter un soulagement réel. Toutefois, si la source est une colère refoulée, ce soulagement reste partiel. Le cerveau revient à son état d’alerte, parce que la cause profonde n’a pas été traitée.

C’est là que l’hypnose permet d’aller plus loin.

En état de transe, on peut explorer ce que l’anxiété protège. En effet, l’anxiété a souvent une fonction : elle maintient le système occupé — à surveiller, à anticiper, à contrôler — pour éviter de toucher quelque chose de plus douloureux en dessous.

Grâce à ce travail, on peut toucher la colère sous-jacente, l’identifier, lui donner un nom, un contexte, une légitimité. Et lui permettre de se libérer — non pas dans l’explosion, mais dans la reconnaissance.

C’est dans ce moment que quelque chose dit enfin : oui, j’avais raison d’être en colère. Et maintenant, je peux laisser ça partir. Ce moment, quand il arrive, change quelque chose profondément — souvent dès la première séance.

  • Ce que les gens remarquent après ce travail

Ce qui revient le plus souvent, c’est un silence intérieur inattendu. Pas le silence vide, mais celui dans lequel on peut enfin entendre ses propres pensées sans être submergé·e, traverser une journée sans que le mental tourne en boucle.

Progressivement, les ruminations s’espacent. Le corps se détend : cette tension de fond, cette vigilance permanente qui consommait de l’énergie sans même qu’on s’en rende compte, commence à lâcher.

Par ailleurs, les réactions de colère elles-mêmes deviennent plus proportionnées. Ce qui s’exprime maintenant n’est plus alourdi par tout ce qui s’était accumulé en dessous.

  • Si tu rumines et que tu ne comprends pas vraiment pourquoi

Ce n’est pas une fatalité. Penser que c’est “ta nature” ou que tu “penses trop” ou es “trop sensible” est une erreur fréquente. C’est souvent le signal que quelque chose, en toi, attend d’être reconnu.

Je t’invite à réserver un premier rendez-vous découverte en cabinet ou en visio. Ensemble, on explore ce qui se cache derrière ton inquiétude — et ce qui peut commencer à se libérer.

Nour — Hypnothérapeute Ericksonienne – Val d’Oise